Plus qu’une simple carte d’accès…

 

Il est possible dorénavant d’enrichir les fonctionnalités d’une carte d’accès comme celles d’une carte de transport. Par exemple, la carte de transport Oyster à Londres permet bien sûr d’accéder au réseau mais également de recharger son abonnement de transport sans contact auprès de bornes de validation. Autre exemple, sur un campus universitaire, où une carte à puce peut également combiner plusieurs fonctionnalités : paiements divers (photocopie, cantine, lavomatic, etc.), accès sans contact (bibliothèques, parkings, infrastructures sportives, etc.), connexion à l’intranet pour accéder à son profil et s’inscrire pour les examens. La carte de fidélité d’une compagnie aérienne peut également devenir un véritable « compagnon de voyage » et servir de carte d’embarquement, de carte de paiement prépayée, et de carte d’accès aux salons ou parkings dédiés aux passagers de la compagnie… Enfin une simple carte d’abonné de club de football peut également permettre d’entrer en utilisant la technologie sans contact dans l’enceinte du stade, de payer son hotdog à la buvette puis d’accéder aux transports publics grâce à la même carte. Au sujet du partenariat d’OT et de l’Olympique Lyonnais, Nicolas Raffin, Head of Strategic Marketing & Innovation au sein de l’activité Financial Services Institutions d’OT explique :

« Demain, les possibilités seront multiples : faire ses achats dans les commerces partenaires autour du stade, porter une extension de sa carte sous forme de bracelet sans contact, ou tout simplement l’intégrer dans son smartphone… »

 

Plus qu’une simple carte de prestations sociales…

 

Une carte d’identification auprès d’un organisme étatique ou de santé peut également endosser un nouveau rôle : celui d’une carte de paiement. Au Sri-Lanka, OT s’est par exemple associé à la banque HNB pour émettre des cartes permettant aux retraités de retirer leur pension, mais aussi de s’identifier et de faire valoir leurs droits auprès du gouvernement. L’association des deux fonctionnalités sur ces cartes nouvelle génération permet ainsi un contrôle des sommes versées (allocations, aides sociales, etc.) et l’authentification de leur porteur.

 

« Il peut arriver parfois que ceux-ci ne possèdent pas de compte en banque ou de domicile fixe. La carte permet alors de mieux adresser ces populations. En Afrique du Sud, » nous explique Nicolas Raffin, « des projets sont d’ailleurs en cours pour permettre aux détenteurs de carte de payer grâce à un simple relevé de leur empreinte digitale sur le terminal de paiement. La donnée biométrique aura été stockée en amont sur la carte. L’objectif est de favoriser l’inclusion financière de tous, tout en garantissant un plus grand niveau de sécurité car l’on s’assure que l’identité du porteur est bien la bonne. »

S’il est peu probable qu’il existera un jour une carte « tout-en-un » qui remplacera l’ensemble des cartes de notre portefeuille, il est fort à parier que celles-ci cumuleront certainement de nouvelles fonctionnalités simplifiant ainsi le quotidien de leurs détenteurs.