Collaboration contractuelle à long terme entre une entité publique et une entité privée, les PPP donnent la possibilité à un gouvernement, grâce à l’appui d’un partenaire privé, d’exploiter immédiatement une innovation si tant est qu’elle soit utilisée au profit d’un service public. L’État bénéficie alors immédiatement des nouvelles technologies sans avoir à supporter l’investissement conséquent qu’elles représentent puisque c’est le partenaire privé qui réalise celui-ci. Le bénéfice pour les pays émergents est de taille.

Le pont à péage construit à Abidjan (Côte d’Ivoire) par Bouygues en est un bon exemple. Il répond à un enjeu important de trafic, en réduisant de 1 heure à 15 minutes le temps de trajet entre deux quartiers majeurs de la ville. Il permet de désenclaver Abidjan et contribue ainsi à réduire la pollution. Le PPP mis en place a permis au pays de financer un projet de près de 282 millions de dollars.

Les produits régaliens, des PPPs comme les autres

Les infrastructures sont loin d’être la seule application des PPP. Nouveaux venus dans le paysage, les produits régaliens (documents d’identité, permis de conduire, etc.) présentent les mêmes atouts que dans le secteur des infrastructures. Les PPP donnent ainsi la possibilité pour le pays demandeur de disposer des dernières technologies en matière de documents d’identité et ainsi de lutter plus efficacement contre la fraude.

« L’État s’appuie sur une entreprise importante qui va lui apporter cette technologie », explique Guy Clec’h, vice-président Citizen Access & Identity Afrique chez OT. « Contractualiser avec un groupe international garantit alors l’accès aux dernières technologies, à la formation et au support tout au long de la durée du contrat. »

Sécurité et économie, des effets à long terme

Donner accès à ces innovations influe à plus grande échelle sur le pays.

« Nous avons par exemple signé un PPP avec le gouvernement malien, afin de fournir une solution complète de passeport électronique répondant aux dernières normes de sécurité internationales. Avec un passeport de dernière génération, le pays sera plus à même de lutter contre la fraude et le terrorisme, de contrôler plus efficacement les flux migratoires et de protéger ses citoyens », poursuit Guy Clec’h.

D’autres bénéfices sont économiques, à l’image du PPP remporté par OT et portant sur une solution pour délivrer des cartes grises et des permis de conduire au Burkina Faso.

« Un certain nombre de véhicules entrent sur le territoire avec de faux papiers (voire sans papier), sans payer de droits de douane et sont vendus sans que l’État ne perçoive de taxes ou ne puisse les contrôler. Les déploiements de ces documents ultra sécurisés va mettre un terme à cette fraude. »

Formation et emploi, un bénéfice pour les citoyens

Si l’attrait pour les États est évident, les citoyens peuvent eux aussi tirer avantage de ce type de dispositif. Sur le pont d’Abidjan, environ 840 emplois directs ont été créés lors de sa construction.

« Pour nos projets, seuls quelques collaborateurs d’OT sont envoyés sur place, les autres ressources sont embauchées en local et formées par nos soins. Pour le PPP au Mali, une quarantaine de maliens a été embauchée. Ensuite, nous apportons aux opérateurs de l’État une formation sur les technologies fournies. »

Là encore, les avancées technologiques n’impactent pas que l’État : ses opérateurs, constamment formés, évolueront en même temps que le système déployé.

« Nous ne touchons pas aux données personnelles des citoyens, qui appartiennent au gouvernement. Ce sont toujours des représentants de l’État qui personnalisent les documents d’identité avec les données des citoyens en utilisant nos équipements, après avoir reçu notre formation », précise Guy Clec’h.

OT, partenaire légitime des solutions PPPs

« La construction d’un dossier est complexe et nécessite une organisation transverse regroupant des compétences techniques mais également juridiques et financières », termine Guy Clec’h. « La réussite d’OT en matière de PPP tient au fait que le Groupe dispose de l’ensemble des savoir-faire techniques nécessaires à l’élaboration de ces dossiers, de la volonté au plus haut niveau de l’entreprise de proposer ce mode de financement pour accompagner au mieux le développement des pays émergents et enfin des hommes pour déployer ces technologies. »

Avec des PPP consistant à déléguer à un tiers de confiance une des compétences régaliennes de l’État, la réussite d’un PPP en matière de documents d’identité passe également par un vrai travail de pédagogie autour du projet vis-à-vis des citoyens.

Les gouvernements et les citoyens ont donc un intérêt grandissant à déployer des documents régaliens de plus en plus sécurisés au moyen de PPP, en s’appuyant sur des entreprises internationales. Au-delà d’accompagner le pays dans son développement, ces PPP permettent aux Gouvernements de conserver leur autonomie financière afin de réaliser d’autres investissements au service de la population (école, santé, administration territoriale, etc.).